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Chapitre 1 de Vivre
en apesanteur, publié en 1989 aux Éditions du Trécarré
À bord de Challanger
Dieu qu'il fait froid en Floride, ce mardi matin !
Toute la nuit, à Cap Canaveral, le mercure s'est maintenu sous le
point de congélation. De nombreux ingénieurs s'en inquiètent:
la Navette spatiale n'est pas conçue pour un tir «au Canada»!
En dépit de leurs vives protestations, les responsables de la mission
STS 51-L décident quand même de poursuivre les préparatifs.
D'abord prévu pour le 22 janvier, le départ de Challenger
a
déjà été reporté à quatre reprises.
La veille, les sept membres de l'équipage, sanglés cinq heures
d'affilée à leurs sièges, ont de surcroît attendu
que les techniciens parviennent à enlever la poignée de l'écoutille.
La cinquième tentative de décollage est à présent
fixée pour 9h38 (heure locale), malgré le fait que la tour
de lancement soit couverte de glace.
En effet, des guirlandes de glaçons dont certains font plus de cinquante
centimètres pendent de toutes parts. Il est à craindre que,
sous le choc du décollage, quelques-uns n'aillent heurter le vaisseau
et endommage alors les fragiles tuiles thermiques de l'orbiteur. D'ailleurs,
à trois reprises, une équipe d'inspection est dépêchée
sur les lieux afin de jauger la situation.
.
Sur la photo, on aperçoit derrière
les rampes glacées de la tour de lancement l'un des boosters de
la Navette (à gauche) et le dessous fait de tuiles noires de Challenger
(à droite)
.
Au moment du réveil de l'équipage, à 6h18, le lancement
est déjà retardé d'une heure. Les sept astronautes
ont donc amplement le temps de déjeuner et de se préparer. |
.
 |
Cependant, personne ne leur fait part des préoccupations causées
par le temps froid et par les accumulations de glace. À leur arrivée
sur l'aire de tir 39B, J.A. Thomas, le directeur du décollage, les
accueille chaleureusement: «Bienvenue à notre site de lancement
nordique!»
.
Au matin du 28 janvier, l'équipage
sort de ses quartiers d'habitation pour prendre le bus en direction de
l'aire de lancement (photo ci-contre). C'est pratiquement la dernière
fois que nous les voyons vivants... De l'avant vers l'arrière: Francis
Scobee, Judy Resnik, Ron McNair, Mike Smith, Christa McAuliffe, El Onizuka
et Greg Jarvis..(Voir aussi clip
vidéo de l'embarquement, un mpeg de 1,2M) |
..
L'intérieur de la cabine est glacial. Les astronautes doivent se
protéger les mains en enfilant des gants. Tour à tour, ils
prennent place à bord de l'orbiteur Challenger. Le commandant
Francis Scobee s'installe sur le siège du poste de pilotage (à
droite de la photo ci-dessous) et le pilote Michael Smith prend place à
gauche. Judith Resnik et Ellison Onizuka occupent les deux bancs arrière
(respectivement au centre et à gauche, sur la première photo).
Les sièges de Christa McAuliffe et de
Gregory Jarvis sont à l'étage inférieur (photo de
droite), tout comme celui de Ronald McNair, qui s'assied près de
l'écoutille d'accès. Avant d'embarquer, Christa McAuliffe
se voit offrir une grosse pomme par un technicien — ultime et symbolique
présent à la première institutrice de l'espace...
(Note: ces deux photos ont été
prises durant l'entraînement de l'équipage. Sur la photo de
droite, on aperçoit (dans le fond à gauche) Barbara Morgan,
la substitue de Christa McAuliffe.)
.
À 8h36, tous sont bouclés à leurs sièges et
pour eux recommence la longue attente. Ils demeureront ainsi presque immobiles
durant trois heures, le dos au sol et les pieds en l'air. Cette période
d'attente avant le tir est, au dire de nombreux astronautes, le moment
le plus difficile à passer.
À 6,6 secondes du décollage, les trois moteurs principaux
fixés à la queue de Challenger sont mis à feu.
À bord, le commandant Scobee s'exclame: «There they go guys!»
et Judith Resnik approuve: «All right!»
Enfin, la Navette spatiale s'envole à 11 heures 38 minutes. Il fait
2 °C aux abords de l'aire de départ, soit sept degrés
de moins que lors de tout autre décollage précédent.
Lors du décollage de Challenger, tel que
nous le voyons, tout semble parfaitement normal.....(Voir aussi clip
vidéo du décollage, un mpeg de 659K)
)
«Three
at a hundred» annonce Scobee, confirmant ainsi que les trois moteurs
principaux fonctionnent à plein régime. Resnik manifeste
à nouveau son enthousiasme: «Aaall riiight!» Tout va
pour le mieux; chacune des deux fusées à poudre dégage
1 200 tonnes de poussée* et chacun des trois moteurs de Challenger
en produit 179 tonnes.
———————
* La poussée s'exprime normalement
en newtons (N), mais pour faciliter la compréhension, nous l'avons
comparée, par analogie, à celle qui est produite par un poids.
Au moment où le vaisseau s'élève majestueusement,
le pilote Smith s'écrie «Here we go!» C'est le vingt-cinquième
lancement d'une Navette spatiale. Aux yeux des milliers de spectateurs
massés à Cap Canaveral, dont les familles des astronautes,
tout se déroule à merveille. Pourtant, dès le départ,
le vaisseau est condamné.
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En effet, il s'est à peine élevé de deux mètres
que déjà l'un des joints de la fusée à poudre
droite perd son étanchéité (en bas à droite
de chaque photo): En quelque trois secondes, la graisse, le mastic et les
deux anneaux de caoutchouc synthétique qui scellent le joint s'évaporent
en neuf bouffées de fumée grise. |
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Ces photos montrent clairement que, dès
le départ, la Navette est condanmée; notez les petits nuages
noirs émanant de la portion inférieure de la fusée
à poudre (blanche) située à gauche des photos. Hélas,
ces prises de vue ne seront disponibles que plusieurs heures après
le lancement. Pour l'instant, donc, personne n'a conscience du drame
qui s'amorce...
Malgré tout, la paroi de la fusée résiste et le vaisseau
spatial poursuit son ascension.
À
la huitième seconde de vol, la navette pivote sur elle-même
et s'oriente en direction de l'océan Atlantique. Le commandant Scobee
certifie que tout va bien: «Houston, Challenger, roll program.»
Treize secondes plus tard, la manoeuvre de roulis terminée, le commentateur
de la NASA, Steve Nesbitt, annonce: «Roll program confirmed, Challenger
now heading down range.» (Confirmation du programme de roulis, Challenger
s'éloigne de l'aire de lancement.) Les astronautes volent désormais
la tête en bas, subissant une accélération qui les
colle à leurs sièges.
.
Progressivement,
les moteurs diminuent leur poussée afin de ne pas imposer au véhicule
une surcharge aérodynamique trop grande au moment du passage du
mur du son (Mach 1). Steve Nesbitt atteste que tout va bien: «Three
engines running normaly, three good cells, three good APU's.» (Les
moteurs, les génératrices d'électricité et
les pompes hydrauliques fonctionnent normalement.)
De la 37e à la 64e seconde de vol, le véhicule est secoué
par de fortes turbulences atmosphériques; les ordinateurs de bord
réagissent en réorientant légèrement la poussée
des moteurs afin de compenser ces perturbations de la trajectoire. «Apparemment,
nous avons beaucoup de vent aujourd'hui» constate le pilote Smith.
«Yeah» rétorque laconiquement le commandant Scobee.
.
À
la 58e seconde de vol, la Navette spatiale traverse une cellule orageuse
d'une ampleur encore jamais subie lors de lancements antérieurs.
Il s'agirait vraisemblablement d'un effet de «cisaillement»
du vent qui se manifeste par des vents très violents changeant brusquement
de direction.
Or, au même moment, les vibrations engendrées par les
fusées, la vitesse d'ascension et la résistance de l'air
se combinent pour exercer une pression maximale sur le vaisseau. Chaque
mètre carré de Challenger est soumis à 3,5
tonnes de pression aérodynamique. L'équipage perçoit
clairement l'épreuve que traverse le véhicule: «Feel
that mother go!» s'exclame Smith. «Woooo Hoooo!» réplique
un collègue.
C'est dans ce concours de circonstances que cède finalement le joint
de la fusée à poudre droite endommagé dès le
départ. C'est alors qu'une vive flamme orange, deux fois plus chaude
que le point de fusion de l'acier, s'en échappe...
.
Ainsi, selon
toute vraisemblance, la tragédie de Challenger aura été
l'aboutissement d'une série d'événements fortuits:
un joint défectueux, vulnérable à la température
froide, n'a pu résister à l'effet des vents extrêmement
violents qui secouent le véhicule au moment même où
il est soumis au stress maximal du lancement.
Durant
les secondes suivantes, la flamme croit rapidement au point de se transformer
en un jet de dix mètres de long. Elle ronge les attaches qui retiennent
la base du propulseur à poudre droit au gros réservoir extérieur
de la navette. Du même coup, elle s'attaque à la partie du
réservoir d'hydrogène qui alimente les trois moteurs de queue.
Le propulseur droit dégage une poussée moindre que celui
de gauche, confirmant ainsi l'importance de la fuite de gaz. En conséquence,
la trajectoire du vaisseau spatial est affectée. Les ordinateurs
de bord luttent désespérément pour contrebalancer
cet effet: ils réorientent la poussée des cinq moteurs. La
Navette spatiale est ballottée de gauche à droite et de haut
en bas. Pendant les neuf secondes qui suivent, elle parvient ainsi à
se maintenir dans la trajectoire correcte.
.
À
64,660 secondes, la forme et la couleur de la flamme changent du tout au
tout, car elle a percé le réservoir d'hydrogène et
se nourrit cette fois du carburant. En moins de 45 millisecondes,
un éclair jaillit entre l'orbiteur Challenger et le réservoir
extérieur — au dessous et un peu à l'arrière de l'habitacle
de l'équipage.
Pourtant, au sol, au centre de contrôle
et à bord du vaisseau, personne n'a conscience du drame qui se joue.
L'astronaute Richard Covey, en communication avec l'équipage, annonce
calmement: «Challenger, go at throttle* up.» (Challenger, tout
va bien à pleine puissance.) Le commandant Scobee répond:
«Roger. Go at throttle up.» Ce sont les derniers mots en provenance
de l'orbiteur.
———————
* Throttle signifie modulation de la puissance
des trois moteurs de queue.
À 72,20 secondes, les
deux attaches qui retiennent la base du propulseur à poudre droit
au gros réservoir cèdent. Toujours retenue à sa partie
supérieure, la fusée bascule et son cône perfore le
réservoir d'oxygène. Sa base entre en collision avec l'aile
droite de l'orbiteur et l'arrache net.
Le grand réservoir se disloque en entier à la 73e seconde
de vol. Soudain, l'immense dôme qui constitue sa base est éjecté,
ce qui provoque une fuite massive d'hydrogène liquide et confère
une poussée additionnelle de 1300 tonnes à la navette. Sur
les écrans de terévision, on distingue clairement cet immense
nuage d'hydrogène à l'arrière du réservoir.
En un éclair, le vaisseau se volatilise dans un effroyable embrasement
d'hydrogène et d'oxygène. À bord, le pilote Michael
Smith n'a que le temps de dire «Uh, Oh!»
La navette se trouve alors à une altitude de 14 kilomètres,
à 29 kilomètres au large de Cap Canaveral et file au double
de la vitesse du son. Il est 11 heures, 39 minutes, 13 secondes et 641
millièmes de seconde, à Cap Canaveral, le 28 janvier 1986...
(Voi rclip
vidéo de l'explosion, un mpeg de 869K)
.
La
Navette spatiale se déchiquette en quatorze fragments de grande
taille. Sur certains films, on voit d'ailleurs fort bien la queue de Challenger
avec ses moteurs qui fonctionnent encore, une aile de l'orbiteur et la
partie avant du fuselage renfermant la cabine et l'équipage. (On
aperçoit la cabine sur la troisième photo de la série
du haut; il s'agit du petit point blanc visible en bas et à droite.)
Le drame
frappe si soudainement que Steve Nesbitt poursuit sa description pendant
plusieurs longues secondes. Puis, calmement, il annonce: «Les contrôleurs
observent attentivement la situation... Il semble y avoir un grave problème...
Nous ne recevons plus de signaux.»
Quarante secondes plus tard, il annonce la tragédie en ces termes:
«On nous rapporte que, d'après l'officier des systèmes
moteurs, le véhicule a explosé.» La voix brisée,
il enchîcine: «Le directeur du vol confirme... Nous nous informons
sur ce que l'équipe de récupération peut faire.»
Au Centre de contrôle de Houston, dans
les secondes suivant la destruction de la Navette spatiale... À
gauche, les astronautes Frederick Gregory (derrière) Richard Covey,
chargés de converser avec l'équipage en vol, se questionnent
sur la suite des événements. À droite, Jay Greene,
le directeur de vol, observe visiblement inquiet la situation...
À un moment donné, on aperçoit un parachute qui descend
doucement. Une question traverse l'esprit: «Serait-ce un astronaute
qui ... ?» Non!, car il n'y avait aucun parachute à bord de
Challenger.
Ironie du sort, l'objet observé devait normalement
servir à la récupération de la fusée à
poudre droite.
Autre ironie: les spécialistes étaient d'avis qu'une fusée
à poudre dont la paroi serait
perforée se détruirait sur-le-champ, néanmoins les
deux propulseurs poursuivent leur course en toute liberté. À
la 110e seconde de vol, le responsable de la sécurité du
tir actionne leur mécanisme d'autodestruction de crainte que l'un
d'eux ne s'écrase sur une zone habitée du littoral.
.
Sur la photo, le directeur du vol, Jay Greene,
prend conscience de la tragédie qui vient tout juste de se produire...
Oui ! ils ont survécu...
La Navette spatiale n'a pas explosé en plein vol comme nous l'avons
tous cru. En réalité, le véhicule s'est désintégré
lorsque le réservoir extérieur — son épine dorsale
— s'est effondré sur lui-même. La rupture s'est produite au
moment où Challenger était enveloppé du nuage d'hydrogène
et d'oxygène. La cabine occupée par les sept astronautes
en est sortie presque intacte. Elle a même poursuivi son ascension
durant 25 secondes, jusqu'à une altitude de 20 kilomètres.
«Les forces auxquelles l'équipage fut alors soumis n'étaient
pas suffisantes pour causer leur mort» estime le Dr Joseph Kerwin,
chargé d'élucider la façon dont a péri l'équipage.
Cette «foudroyante» photographie
de la destruction de la Navette spatiale fait découcrir la minuscule
cabine dans laquelle se trouve encore vivant l'équipage de Challenger.
Il s'agit de la petite tache blanchâtre visible au coin droit de
l'image, un peu au-dessus de la plus longue trainèe de débris.
Dans
les secondes qui ont suivi la séparation de la cabine du reste de
l'orbiteur, les astronautes ont été privés d'alimentation
normale en oxygène. Deux d'entre eux, au moins, sont demeurés
conscients le temps d'enclencher leur bonbonne de secours. Ces réservoirs
portatifs individuels, les PEAP, doivent normalement leur fournir de l'air
en cas d'évacuation forcée de l'orbiteur. Ils sont fixés
sur le côté des sièges, sauf pour ceux du commandant
et du pilote où ils sont placés à l'arrière.
En cas d'urgence, ces derniers ne peuvent s'en servir qu'après avoir
quitté leur place.
Quatre des sept réservoirs portatifs d'air de Challenger ont
été retrouvés. Trois ont été utilisés
et deux d'entre eux sont même vides aux trois-quarts et aux sept-huitièmes.
La NASA tient donc pour vraisemblable qu'au moins deux astronautes sont
demeurés vivants pendant l'infernal plongeon vers l'océan.
L'agence spatiale attribue l'un des réservoirs presque vides au
pilote Michael Smith, alors que celui du commandant Scobee n'aurait pas
été utilisé. Puisque l'un et l'autre étaient
dans l'impossibilité d'y recourir, il semble que l'un des passagers
assis à l'arrière, Judith Resnik ou Ellison Onizuka, leur
ait rendu cet ultime service.
L'un des occupants était-il encore conscient au moment où
la cabine s'est abîmée dans l'océan? C'est probable,
à moins que l'habitacle se soit dépressurisé.
Le Dr Kerwin explique: «Les PEAP ne fournissent pas d'oxygène
pur sous haute pression. Ils n'auraient donc pu maintenir conscient un
astronaute si la cabine s'était dépressurisée rapidement
au moment de la rupture.» Dans cette éventualité, estime
le médecin, les membres de l'équipage auraient perdu connaissance
six à quinze secondes après la dépressurisation. Il
a toutefois été impossible de déterminer si la pression
atmosphérique de l'habitacle avait été maintenue ou
non.
«Jamais nous ne saurons si un astronaute est demeuré conscient
durant les deux minutes quarante-cinq secondes de la chute fatale»
conclut-il.
La cabine de Challenger toucha de plein fouet l'océan Atlantique
à plus de 300 kilomètres/heure. Les astronautes subirent
alors une décélération équivalant à
200 fois leur propre poids. «Le choc fut si violent qu'il masqua
tous les dommages subis auparavant par le compartiment de l'équipage»
constate Kerwin. On a cependant pu découvrir qu'au moment de l'impact
tous les sièges étaient encore à leur place, qu'ils
étaient occupés par les passagers et que les sangles étaient
bouclées. «Ce serait probablement le cas advenant une perte
de conscience rapide, mais cela ne constitue pas une preuve en soi»
ajoute
le médecin.
Le rapport médical sur les circonstances du décès
des sept astronautes dépose trois grandes conclusions:
| • |
La cause de la mort des astronautes
de Challenger ne peut être déterminée avec certitude. |
| • |
Les forces auxquelles l'équipage a
été soumis durant la destruction de l'orbiteur furent probablement
insuffisantes pour causer la mort ou de graves blessures. |
| • |
L'équipage a probablement, mais non
nécessairement, perdu connaissance par suite d'une dépressurisation
de l'habitacle dans les secondes qui ont suivi la dislocation de l'orbiteur. |
Jamais, en trente ans de conquête spatiale, le monde entier n'avait
subi un tel choc. Avec Challenger disparaissaient sept vies humaines
et un équipement de plusieurs milliards de dollars. Destin cruel!
la Navette spatiale s'est volatisée sous les regards à la
fois effrayés et incrédules de milliers de jeunes téléspectateurs.
À bord avait pris place «leur» institutrice...
En un instant, le rêve
de l'Espace devenait cauchemar. Désormais plus rien ne sera pareil. |
.
| Lectures additionnelles :
|
© Claude
Lafleur, 2001
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